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3 expositions fancy à faire à Paris ce week-end (7-8 mars)

Daniel Arsham à la galerie Perrotin

Jusqu’au 21 mars 2020 (il faut vite y aller !) le très célèbre artiste contemporain (qui collabore régulièrement avec Dior) expose une série d’incroyables sculptures antiques, revisitées avec ses techniques si particulières de cristallisation et d’érosion. Les sculptures, qui par ailleurs sont sublimes, sont à admirer dans un ensemble scénographique reproduit selon les codes d’expositions muséales, mais aussi dans leurs détails. Athéna, Zeus, Moïse, Paris, 3020 est une exposition parfaite entre l’art et les sculptures classiques respectés du grand public, et l’art contemporain, dans ce qu’il a de plus technique et universel, une pépite.

« L’artiste a eu accès aux moulages de certaines œuvres les plus emblématiques des collections du musée Louvre à Paris, du musée de l’Acropole à Athènes (…) Intéressé par la manière dont les objets traversent le temps, Arsham a sélectionné des œuvres à un tel point symboliques qu’elles ont transcendées leur statut de simple objet d’art pour s’intégrer dans notre propre mémoire et notre identité collective »

Cette expo est à faire avec : un date 🙂 car idéal après pour aller boire un verre dans le quartier // 76 Rue de Turenne, 75003 // 11h-19h // Fermé le dimanche et lundi // https://www.perrotin.com/fr/exhibitions/daniel_arsham-paris-3020/7077

« FAIRE CORPS » à la gaîté lyrique

Dans une toute autre ambiance, quoi que tout aussi sympathique, l’exposition Faire Corps à la Gaité Lyrique (15 min à pied de la galerie Perrotin) est une des expositions du moment à ne pas rater. De grandes installations interactives, lumineuses avec qui les spectateurs jouent, dansent, sautent et communiquent. Dans une atmosphère complètement « zen », l’exposition est une bulle de relaxation et de satisfaction visuelle. Attention, il risque d’y avoir du monde, réservez vos billets sur internet, soyez sur place 15 min avant l’ouverture et mettez-vous devant la porte d’entrée la plus à gauche, comme ça, vous pourrez profiter pleinement de l’expérience !

« Guidés par la volonté de sortir d’une position passive et de prendre activement part au défi devant nous, les artistes visuels Claire Bardainne et Adrien Mondot ont imaginé, à l’invitation de la Gaité Lyrique, une expérience forte, spatiale et absorbante dans laquelle nous nous immergeons par petits gestes ou par le corps tout entier en mouvement, à travers des nappes d’ombres et des flux de lumière.« 

Cette expo est à faire : en famille ! Il y a beaucoup d’enfants comme beaucoup de personnes âgés, donc sortie culturelle intéressante pour toute la famille. En tout cas à faire avec quelqu’un avec qui vous êtes à l’aise (si vous voulez vous amusez un peu). // 3bis Rue de Papin, 75003 // 14h-19h et le week-end 12h-19h ouvert le dimanche // Jusqu’au 3 mai 2020 // https://gaite-lyrique.net/evenement/faire-corps-adrien-m-claire-b

Les flux lumineux de cette installation sont en noir et blanc, mais cela rendait ainsi sur mon appareil, c’est trop joli comme ça 🙂
Pareil, les flux lumineux dans la vraie vie sont en noir et blanc.

Claudia Andujar à la fondation Cartier

Pour terminer ce week-end arty, l’exposition incontournable à visiter est celle de la Fondation Cartier, Claudia Andujar, la lutte Yanomami (jusqu’au 10 mai). Avec cet accrochage qui se fait beaucoup en ce moment dans les expositions de photographies où les images flottent au milieu des salles, le spectateur est plongé dans l’univers et l’intimité des Yanomami, un peuple de chasseurs-cueilleurs, vivant éparpillé dans la forêt amazonienne, tout au nord du Brésil, à la frontière Vénézuélienne. Chaque image de cette exposition est poignante et magnifique. L’artiste a utilisé différentes techniques, différents appareils et tirages et a exploré de nombreux sujets à propos des Yanomami pendant 50 ans ! Au delà de la beauté du geste et du sujet, la démarche de la photographe brésilienne est avant tout politique, car les Yanomami ont été victimes plusieurs fois de programmes de démembrement de leurs terres, au profit de la colonisation agricole et de l’extraction minière. Le rôle de la photographe a était primordial dans la défense de leurs droits et dans la mobilisation de lutte internationale.

Cette exposition est à faire avec : quelqu’un de curieux et patient (l’exposition peut prendre beaucoup de temps) // Ouvert tous les jours sauf le lundi de 11h à 20h // 261 Boulevard Raspail, 75004 // https://www.fondationcartier.com/expositions

Biennale de Paname, une deuxième édition cousu main.

Créée en 2017 par Salomé Partouche et Jean-Samuel Halifi, la Biennale de Paname est un rendez-vous à ne surtout pas manquer lors de sa prochaine édition en 2021. Un évènement gratuit et bien plus intimiste que tous les autres d’octobre, mois très chargé pour l’art contemporain à Paris.

La Biennale de Paname a exposé cette année 25 jeunes artistes contemporains émergents dans un grand espace lumineux situé Boulevard Bastille. N’étant pas noyés dans une masse interminable d’oeuvres, on est en mesure de contempler les détails de chaque production et surtout, d’analyser la narration des nombreuses installations, toutes affectées de fortes et audacieuses personnalités.

Les oeuvres présentées à la Biennale ne se ressemblent pas les unes avec les autres et ne sont pas juste accrochées sur les murs… elles racontent des histoires dotées d’une grande qualité : celle de la contemporanéité des sujets qu’elles explorent ; l’apocalypse et la survie de notre espèce (immense installation de Tom Lellouche où l’on est comme dans une navette spaciale avec les derniers choux qui reste à manger -photos plus bas-), l’écologie, l’appréciation de corps féminins éloignés des canons de beauté traditionnels (Salomé Partouche), la résilience et la désillusion, comme si, la naïveté en général avait complètement disparu… Des thèmes qui concernent notre temps, notre génération et qui ne sont pas immensément éloignés des sujets qui nous préoccupent, à l’instar de ce qui peut se passer parfois dans les expositions.

La Biennale de Paname c’est : des jeunes artistes intéressants, des installations généreuses, bien construites et donc lisibles pour le public. C’est également de la recherche dans les matériaux et dans la technique (on pense aux dessins ultra détaillés d’Octave Marchal, aux vitraux de Martin Ferniot, à l’escalier d’Alexis Blanc, aux détonnantes sculptures et machines de Gregor Barratt et à l’incroyable ours de Tess Dumon). Une belle adresse à suivre pour découvrir des artistes/artisans de talent.

Johan Papaconstantino (ci dessous)

Octave Marchal (ci-dessous)

Alexis Blanc (ci-dessous)

Salome Partouche (ci-dessous)

Etienne Pottier « Armures de l’apocalyspe » (ci-dessous)

Lise Stoufflet (ci-dessous)

Apollinaria Broche (ci-dessous)

Emile Degorce-Dumas (ci-dessous)

Droite : Joshua Beaty / Gauche : Prosper Legault (ci-dessous)

Prosper Legault (ci-dessous)

Damien Moulierac (ci-dessous)

Sung Lee (ci-dessous)

Tom Lellouche (ci dessous)

« Futures of love » une exposition sur l’amour pour les derniers romantiques.

Futures of love, une exposition à voir jusqu’au 20 octobre 2019, tout près de l’arrêt du métro Église de Pantin (ligne 5), dans l’ancienne friche industrielle des Magasins Généraux.

Un grand bravo pour cette exposition rondement bien organisée par l’agence de communication BETC. Un sujet fort, un lieu immense, des performances, trois résidences d’artistes et des conférences riches d’invités, tout cela avec une entrée 100% gratuite. Cette exposition doit, j’en suis sûre, faire saliver plus d’un commissaire.

Cartographiées en 8 chapitres, les quelques dizaines d’œuvres s’opposent et se confèrent au sein d’espaces aux problématiques définies. Toutes ces propisitions permettent de multiples ouvertures face à cette houleuse question du futur de l’amour. Un sujet amusant sans être vain…

Perdu entre l’image forte de nos grands-parents mariés depuis toujours et à jamais et la « société actuelle » nous, petits êtres bouleversés face à toutes ces contradictions, sommes totalement en droit de se poser la question ! Et le fait d’avoir plus d’une quarantaine d’artistes pour tenter d’y répondre est proportionné tant la réalité du sujet est complexe.

Pour lire la suite, plus bas…

Gauche : Ben Elliot, The Stalker
Camille Henrot
Jimmy Beauquesne
Amalia Ulman
Ed Fornieles, The Truth Table Experience

L’exposition commence par ce que l’on attend d’elle. Des femmes sur des ordinateurs qui vous parlent, du sex cam, des cam-girls, des stalkers, des rapports intimes ultra-névrosés conduisant à une solitude pesante et irréversible. Oui, il y a tout ça. Il y a même des humains/lapins en forme de sims qui se frottent les uns contre les autres et puis qui meurent. (Natalia Alfutova, Rabbit.

La présence des technologies, applications et IA est un point d’ancrage nécessaire pour aborder consciencieusement cette problématique. Fatalement, une positivité très modérée des rapports que les gens entretiendront les uns avec les autres s’en dégage. Les trois premiers chapitres (Computed love, Virtual Love, Self-Obsessed Love, Robotic Love) sont tels que l’on s’attendait, un peu cracra, un peu dark et peu reluisants. (Toutes les photos ci-dessus). On parle des significations des œuvres, et pas des œuvres elles-mêmes bien sûr. 

Pierre Pauze, Please Love Party
Anna Underberg
Wong Ping, Jungle of desire

Puis accompagnée de ses nombreuses vidéos, l’expo nous amène doucement vers une exploration de formes amoureuses plus complexes, et révèle une question plus ultime sur la nature même de l’amour. Est-ce un objet, une onde, une représentation ? On va alors observer des comportements amoureux, jusqu’à ceux de plantes et d’animaux.

La narration de l’expo nous invite à questionner les constructions sociales et stigmatisations qu’impliquent/qu’imposent l’amour. Ici, se confirme la présence de l’étendue de formes amoureuses jusqu’alors peu représentées. Les œuvres des derniers chapitres (Chemical Love, Fluid Love, Hypernatural Love, Infinite Love) nous racontent davantage de la patiente, de la douceur et de la sensualité… Futures of love passe alors d’une dystopie malsaine à une mutation indispensable de l’amour, aussi bien dans sa définition que dans son empirisme. Un sentiment prenant qui, à égal de la société, a besoin de se renouveler et d’évoluer vers des expériences fondamentalement plus simples, essentialistes, inclusives et émancipées.

 » Futures of love est un voyage pour imaginer et vivre – au fil d’un été sans fin – l’amour au futur ; un amour libre, durable et infini, dont on désirerait embrasser sans crainte les lèvres d’avenir. Une deuxième saison pour continuer de bâtir avec les Magasins Généraux un centre de création engagé, généraux, inclusif en phase avec son temps. » Extrait du texte dAnna Labouze et Keimis Henni.

Pierre Molinier
Tal Regev
Smith
Nick & Chloé, Slow Set

«Prince.sse.s des villes» une ville d’art dans la ville //// «Prince.sse.s des villes» the must do art exhibition in Paris this summer.

Le Palais de Tokyo accueille tout au long de l’été, une grandiose exposition organisée par le jeune commissaire Hugo Vitrani. Conçue comme une ville avec ses rues, ses recoins et ses grandes places, l’exposition présente plus d’une quarantaine de collectifs, créateurs, cinéastes, musiciens, tatoueurs, designers et plasticiens internationaux inconnus du public français et venant de villes très différentes : Mexico, Téhéran, Dacca, Manille et Lagos. Plusieurs mois de déplacements, de recherches et de rencontres ont été nécessaires au commissaire pour construire la carte de cette métropole fictive. Détonant de diversité, l’espace est entièrement envahi de puissantes installations aux langages et formes très mystérieux, déconcertants et parfois même effrayants. Une exposition à faire absolument !

Du 21.06.19 au 08.09.2019 au Palais de Tokyo 13, avenue du Président Wilson 75116, Paris.


The renowned Palais de Tokyo hosts a magnificent exhibition throughout the summer organized by the young curator Hugo Vitrani. Designed as a city with its streets, its corners and its large squares, the exhibition presents more than forty international collectives, creators, designers, artists and tattoo artists, unknown to the French public and coming from very different cities : Mexico City, Tehran, Dhaka, Manila and Lagos. Several months of travels, research and exchanges were necessary for the curator to build the map of this fictional metropolis. Astonishingly diversified, the location is entirely invaded by powerful installations with mysterious languages and forms. This exhibition must absolutely to be done!

From the 21.06.19 to the 08.09.2019 at the Palais de Tokyo 13, avenue du Président Wilson 75116, Paris.

Luciano Calderon
Farrok Mahdavi
Mamali & Reza Shafani
Mamali & Reza Shafani
Alien of Manila
Mehraneh Atashi

Adidas X Léa Augereau X Rosalie Pruvost

À l’occasion de la sortie de la collection Home of classics, une collection hommage et réinterprétée d’une dizaine de sneakers blanches emblématiques, la marque a organisé un week-end full creativity dans un immense espace de 3 000 m2, assez impressionnant et efficace. Ironiquement, le message véhiculé est que la basket blanche est faîte pour vivre et se salir. Ainsi, beaucoup de mouvements et de quoi se bouger : une zone de skate, un terrain de basket, un petit terrain de foot, une zone de dance, et aussi trois espaces d’expositions.

Dans ce parking aux murs et aux sols repeints d’un blanc immaculé, CARTE BLANCHE, évènement gratuit et ouvert à tous, est une belle réussite, aussi bien pour la marque que pour les artistes et designers qui y sont exposés.

C’est jusqu’à ce soir, dimanche 26 mai au 102 Rue des Poissonniers, 75018, métro Marcadet-Poissonniers

Entrée de l’évènement
Présentation de toutes les paires blanches d’Adidas
Les paires sont nommées et appartiennent à quelqu’un.
À côté de chaque paire, la petite histoire du propriétaire. 
Oui, chaque paire est différente !
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Rosalie Pruvost
Rosalie Pruvost
Rosalie Pruvost
Rosalie Pruvost
Lea Augereau
Léa Augereau
Lea Augereau
Lea Augereau
Lea Augereau
Lea Augereau