Biennale de Paname, une deuxième édition cousu main.

Créée en 2017 par Salomé Partouche et Jean-Samuel Halifi, la Biennale de Paname est un rendez-vous à ne surtout pas manquer lors de sa prochaine édition en 2021. Un évènement gratuit et bien plus intimiste que tous les autres d’octobre, mois très chargé pour l’art contemporain à Paris.

La Biennale de Paname a exposé cette année 25 jeunes artistes contemporains émergents dans un grand espace lumineux situé Boulevard Bastille. N’étant pas noyés dans une masse interminable d’oeuvres, on est en mesure de contempler les détails de chaque production et surtout, d’analyser la narration des nombreuses installations, toutes affectées de fortes et audacieuses personnalités.

Les oeuvres présentées à la Biennale ne se ressemblent pas les unes avec les autres et ne sont pas juste accrochées sur les murs… elles racontent des histoires dotées d’une grande qualité : celle de la contemporanéité des sujets qu’elles explorent ; l’apocalypse et la survie de notre espèce (immense installation de Tom Lellouche où l’on est comme dans une navette spaciale avec les derniers choux qui reste à manger -photos plus bas-), l’écologie, l’appréciation de corps féminins éloignés des canons de beauté traditionnels (Salomé Partouche), la résilience et la désillusion, comme si, la naïveté en général avait complètement disparu… Des thèmes qui concernent notre temps, notre génération et qui ne sont pas immensément éloignés des sujets qui nous préoccupent, à l’instar de ce qui peut se passer parfois dans les expositions.

La Biennale de Paname c’est : des jeunes artistes intéressants, des installations généreuses, bien construites et donc lisibles pour le public. C’est également de la recherche dans les matériaux et dans la technique (on pense aux dessins ultra détaillés d’Octave Marchal, aux vitraux de Martin Ferniot, à l’escalier d’Alexis Blanc, aux détonnantes sculptures et machines de Gregor Barratt et à l’incroyable ours de Tess Dumon). Une belle adresse à suivre pour découvrir des artistes/artisans de talent.

Johan Papaconstantino (ci dessous)

Octave Marchal (ci-dessous)

Alexis Blanc (ci-dessous)

Salome Partouche (ci-dessous)

Etienne Pottier « Armures de l’apocalyspe » (ci-dessous)

Lise Stoufflet (ci-dessous)

Apollinaria Broche (ci-dessous)

Emile Degorce-Dumas (ci-dessous)

Droite : Joshua Beaty / Gauche : Prosper Legault (ci-dessous)

Prosper Legault (ci-dessous)

Damien Moulierac (ci-dessous)

Sung Lee (ci-dessous)

Tom Lellouche (ci dessous)

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